• Les "à côtés du Bridge"

    Le plaisir d’un bridgeur, c’est bien sûr de jouer,
    Mais pour moi, c’est aussi de pouvoir observer,
    Tel un naturaliste étudiant les abeilles,
    Des gens si étonnants que je m’en émerveille :
    Je côtoie des râleurs, des pédants, des timides,
    Des grincheux, des tricheurs, des bavards insipides,
    D’élégantes beautés dans leur robe Chanel,
    Aussi enguirlandées qu’un arbre de Noël.
    Des nerveux torturés par leur prurit fessier,
    S’agitant sans arrêt comme des cocotiers,
    Des maniaques de l’ordre et de la symétrie,
    Que tout carton posé de travers contrarie !
    Un club agit un peu comme un catalyseur,
    Révélant, de chacun, le pire et le meilleur :
    La jalousie, l’humour, la gaieté, les soucis ;
    Bref, tout le genre humain est là, en raccourci.
    Et moi, qui suis, encore, un peu zoologiste,
    J’observe cette faune, et j’en dresse la liste,
    Puis, très modestement, quand ma muse m’inspire,
    j’en choisis quelques uns que j’essaie de décrire.

     

    Les "à côtés du Bridge"

     

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